Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /Nov /2007 12:17

Vous l'avez sans doute remarqué, les mises à jour sur mon blog se sont faites assez rares ces derniers temps.

Ce fut un vrai plaisir de tenir ce blog pendant un peu plus d'un an, d'échanger autour du cinéma et de lier des liens avec des blogeurs hauts en couleurs ! Merci à vous tous qui avez laissé vos commentaires, participé aux sondages, répondu à mes questionnaires ou qui vous êtes simplement attardé quelques instants sur ma prose ! Je ne cite pas de noms parce que la liste serait trop longue et que je crains de fâcheux oublis... Mais si vous êtes en train de lire ces lignes cela signifie que vous en faites partie. 

Attention, ce message n'est pas un point final. Il prend juste la forme de points de suspension en attendant une nouvelle aventure ! Je ne perds pas la blogosphère allociné des yeux et celles et ceux qui souhaitent rester en contact avec moi pourront me contacter par mail ("Ecrire à l'auteur") ou par message privé par le biais d'allociné. Je serai ravi de continuer à discuter de films et de tas d'autres choses avec vous !

A très bientôt !

Louis Garrel. Bac Films




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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 13:30

Une bulle de fantaisie qui évoque gaiement des thèmes graves

 mais qui part dans tous les sens.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Jean-Pierre Marielle et Valeria Bruni Tedeschi. Jean-Claude Lother / UGC                                                                                                                                                                                                                                                                                  Entre une mère qui a perdu la raison depuis belle lurette et qui l’exaspère et un père toujours vert, coureur de jupons invétéré, Sarah a fort à faire. Comme si ça ne suffisait pas, elle apprend qu’elle est enceinte alors que les médecins la disaient stérile.

                                                                                                                                                                                                                                                                                       Nombreux sont ceux qui furent enchantés par Les sentiments, jolie surprise de l’année ciné 2003. Son intrigue dramatique (proche de celle de La femme d’à côté) contrastait avec la fantaisie et la malice qui s’invitaient dans chaque scène, sans prévenir. Faut que ça danse ! est du même tonneau. On y parle de choses graves (la mort, la folie…) mais avec légèreté. Il y a des cocktails plus désagréables, le problème, c’est qu’a contrario de son prédécesseur, les différents ingrédients ne se mélangent pas. Le film est un assemblage de saynètes, tantôt surréalistes, tantôt absurdes, tantôt oniriques, tantôt vaudevillesques. De fait, l’ensemble manque de cohérence. On retiendra quelques scènes culottées (l’assassinat d’Hitler), des seconds rôles géniaux, à l’étrangeté irrésistible (le jeune assureur, le médecin…) et une Sabine Azéma en grande forme. A défaut de se laisser entraîner par un swing entêtant, on se contentera de battre la mesure et d’applaudir poliment ces numéros d’artistes.   



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Mardi 20 novembre 2007 2 20 /11 /Nov /2007 13:22

Pathé Distribution1938, en Roumanie. Dominic Matei, un vieux professeur de linguistique, est frappé par la foudre et rajeunit miraculeusement. Ses facultés mentales décuplées, il s'attelle enfin à l'oeuvre de sa vie : une recherche sur les origines du langage. Mais son cas attire les espions de tout bord : nazis en quête d'expériences scientifiques, agents américains qui cherchent à recruter de nouveaux cerveaux. Dominic Matei n'a d'autre choix que de fuir, de pays en pays, d'identité en identité.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                             Francis Ford Coppola opère son grand retour avec un film ambitieux, peut-être même un peu trop. Si la réussite formelle est indéniable (voici une belle leçon de mise en scène), l’histoire alambiquée de L’homme sans âge en laissera plus d’un sur le bas-côté. Car, après une première partie très lynchienne où réalité et rêves sont perméables l’un à l’autre, la suite embraye sur des considérations philosophico-mystiques (où il est question des origines du langage) proche du grotesque.



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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 14:14

Une histoire vraie qui oscille entre drame et humour noir. Un film profondément émouvant.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         Marina Foïs. Gaumont DistributionDarling est une femme d'aujourd'hui, lancée dans le broyeur de la vie, et qui donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction. Elle souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment. Mais elle ne se voit pas comme une victime. Elle ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Elle se bat pour exister. Si elle tombe, elle se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais elle avance, toujours et encore. Proche de la rupture, elle puise au fond d'elle même une énergie pour continuer. (synopsis de la fiche du film sur allociné)

                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Le 7 novembre 2007, deux femmes devaient être attablées dans un café, tout près d’une vitre offrant la meilleure vue sur le cinéma d’en face. A l’affiche de ce cinéma, Darling. Les deux femmes ont sans doute bu un café tout en regardant, de loin, les spectateurs payer leur place pour la première séance de l’après-midi. Quelques minutes plus tard, elles ont à leur tour acheté leur ticket pour le dernier film de Christine Carrière. Elles sont entrées dans la salle et lorsque le noir s’est fait, elles ont été traversées par une drôle de sensation, une émotion particulière et indéfinissable. Sur l’écran, les images ont défilé, cocasses ou cruelles, appelant les réactions des spectateurs et les deux femmes n’en n’ont perdu aucune miette. Lorsque le générique de fin s’est mis à défiler, elles se sont peut-être regardées, sans dire un mot. Et puis elles sont sûrement restées assises, le plus longtemps possible, comme si le temps s’était arrêté, jusqu’à ce qu’un employé du cinéma leur demande de regagner la sortie pour que les spectateurs de la séance suivante puissent prendre place. Alors elles se sont levées et ce qu’elles se sont dit une fois dehors ne regarde qu’elles. Elles, c'est-à-dire Marina Foïs, la Darling de cinéma et Catherine Nicolle, la Darling de la vraie vie. Les choses ne se sont peut-être pas passées ainsi, mais c’est de cette manière que Catherine souhaitait découvrir le film de sa vie (dans tous les sens du terme), elle qui n’a assisté à aucune avant-première pour pouvoir goûter pleinement à ce moment.

                                                                                                                                                                                                                                                                                             Ces quelques lignes résument les pensées qui me sont venu en tête, à la fin de la projection. Darling est un film profondément remuant, mais là, l’émotion a pris une autre dimension. L’histoire de Darling est donc une histoire vraie et il est impossible de ne pas être touché par cette vie de souffrances. Le parcours cabossé de Darling force l’admiration pour cette femme qui, après être tombée bien plus de sept fois à trouvé la force de se relever. Il pourrait y avoir quelque chose de malsain dans cet étalage de violence physique et psychologique et pourtant, Christine Carrière ne sombre jamais dans le voyeurisme. Le pire est hors champ, le pire est dans les mots de Darling, le pire est dans les yeux des ses trois enfants. Jamais la réalisatrice ne fait preuve de complaisance et, en faisant primer les couleurs acidulées (le rose de l’enfance) sur le noir dépressif, elle signe un film digne, respectueux de son héroïne et jamais plombant.

                                                                                                                                                                                                                                                                                      Dans le rôle titre, Marina Foïs est saisissante. Pour elle, Darling, ne fait pas figure de contre-emploi. Au sein des Robins des Bois, elle était abonnée aux personnages candides, trop doux pour ne pas se faire bouffer. Marina Foïs. Gaumont DistributionSur scène elle incarnait des êtres un peu lunaires ou carrément à l’ouest, cibles d’une hystérie sadique et toujours prêts à recevoir au visage une pluie d’insultes et d’objets contondants. C’était le masochisme pour rire. Darling est l’inverse de ces personnages comiques : l’humour est une question de survie pour cette femme que la vie n’a pas épargné. Elle fait surgir le rire comme s’il s’agissait d’un baume capable de soigner ses écorchures, de les rendre plus supportables. Autrement dit, Darling a fait sien l'aphorisme d’Achille Chavée : « l’humour noir est la politesse du désespoir ». Certaines bonnes manières sont à pleurer.



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Jeudi 8 novembre 2007 4 08 /11 /Nov /2007 14:30

George Clooney. Metropolitan FilmExport 10. George Clooney (24 points / 4 citations)

Rôle emblématique : Fred Friendly (cité par 2 votants) dans Good night, and good luck.

« Un très grand acteur, qui possède cette classe, ce charme et ce constant soupçon d'autodérision qui rappelle Cary Grant et les autres grands acteurs de l'époque. Sa présence à l'affiche me suffit à aller voir un film ». Snifff

« Il a su faire oublier son personnage dans Urgences par des choix pertinents de films et son engagement politique. Ses films en tant que réalisateur sont tout aussi brillants ». Yohann

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Brad Pitt. Warner Bros. France 10. Brad Pitt (24 points / 4 citations)

Rôle emblématique : Early Grayce(cité par 2 votants) dans Kalifornia. (photo : dans L'assassinat de Jesse James...)

« Star des Stars, Brad Pitt, malgré quelques incartades, a une filmographie plutôt exemplaire et a su gérer son image de bogosse qui aurait pu le cantonner à des rôles de bellâtres relous... »

heavenlycreature

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Tom Hanks. Gaumont Columbia Tristar Films 09. Tom Hanks (28 points / 4 citations)

Rôle emblématique : Forrest Gump (cité par 4 votants) dans Forrest Gump. (photo : dans Da Vinci Code)

« Il a bouleversé le monde cinéphilique dans Forrest Gump, cassé la baraque au second degré dans Da Vinci Code et son meilleur rôle est loin d'être Seul au monde quand même. » MG

       

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Al Pacino. Universal Pictures 08. Al Pacino (32 points / 5 citations)

Rôle emblématique : Tony Montana (cité par 3 votants) dans Scarface.

« Il est pour moi le plus grand acteur de tous les temps, même si ses rôles actuels sont loin d'être aussi intéressants que ceux qu'il tenait dans le passé. LE rôle de sa vie, c'est Tony Montana : Al Pacino a su créer un personnage complexe et inoubliable».pL

« Il donne l'impression de se livrer corps et âmes au rôle. J'ai été marquée par son interprétation du flic dans Heat, celle d'un homme à la limite de la folie ». Sibilla

                                                                                                                                                                                                                                                                      Robert De Niro. Sony Pictures Television International 07. Robert de Niro (34 points / 5 citations)

Rôle emblématique : Travis Bickle (cité par 2 votants) dans Taxi Driver.

« C’est un monument du cinéma hollywoodien. LE rôle à retenir, ce serait celui d'Il était une fois en Amérique, chef d'oeuvre dans lequel Sergio Leone exploite pendant près 3h30 l'inépuisable potentiel de De Niro ». pL

« Même s'il ne fait plus que rarement des bons films, sa filmographie comporte tant de chefs d'oeuvres qu'il est impossible de ne pas le mentionner ». Yohann

                                                                                                                                                                                                                                                                                 Leonardo DiCaprio. TFM Distribution 06. Leonardo di Caprio (38 points / 6 citations)

Rôle emblématique : Howard Hugues (cité par 3 votants) dans Aviator.

« Un grand acteur qui a su transformer un physique avantageux en maturité de jeu. Il possède beaucoup de puissance émotionnelle en lui ». diane_selwyn

« Je ne le supportais pas à l'époque de Titanic, mais depuis sa collaboration avec Scorsese, il montre tout son talent ». Snifff

                                                                                                                                                                                                                                                                Matt Damon. Paramount Pictures France 04. Matt Damon (42 points / 6 citations)

Rôle emblématique : Jason Bourne  (cité par 3 votants) dans la trilogie… Dans la peau.

« Incoutournable ces dernières années, il a un physique de caméléon qui lui permet d'être crédible dans n'importe quel rôle ». Alastor

« Celui que je ne supportait pas dans Will Hunting est devenu un vrai bon acteur et a révolutionné le film d'action grâce à son personnage de Jason Bourne ». Yohann

                                                                                                                                                                                                                                                                  04. Jake Gyllenhaal (42 points / 6 citations)

Rôle emblématique : Jack Twist (cité par 4 votants) dans Le secret de Brokeback Mountain.

« C'est l'espoir du moment qui risque de bien s'installer. Je pense qu'on est loin d'avoir vu
toute sa palette d'acteur. Et quel regard lumineux... » Jonathan

« Une valeur à suivre d'Hollywood qui me fait me précipiter dans les salles de cinéma dès le jour des sorties. Et puis, je ne cache pas qu'il est plutôt craquant ». Mélissa

« Son rôle dans Le secret de Brokeback Moutain a marqué à tout jamais ma mémoire cinématographique ». pierreAfeu

                                                                                                                                                                                                                                                                    Sean Penn. Warner Bros. France 03. Sean Penn (44 points / 7 citations)

Rôle emblématique : Jimmy Markum (cité par 3 votants) dans Mystic River.

« Il crève l'écran dans chacun de ses films. Mystic River de Eastwood est sans doute à ce jour sa prestation la plus intense. Mais sa performance dans 21 grammes n'est pas loin derrière... » pL

« Il est l'acteur qui possède le plus de magnétisme. Il a un charisme incroyable. » diane_selwyn

    

  

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        Johnny Depp. Columbia TriStar Films 02. Johnny Depp (48 points / 8 citations)

Rôle emblématique : Edward (cité par 4 votants) dans Edward aux mains d’argent. (photo : dans Fenêtre secrète)

 « Je l'apprécie même quand il en fait des tonnes en Jack Sparrow. Mais ce que je préfère chez lui, ce sont bien sûr ses collaborations avec Tim Burton. La dimension burlesque de ses performances en fait le digne héritier de Buster Keaton ». Audrey Horne

« Difficile d'éviter les superlatifs quand on parle de Johnny Depp, ou de passer pour une fanatique. Il faut dire que l'acteur a de quoi faire enrager les membres de la gent masculine. Beau gosse, bon acteur, père de famille modèle, pote de Keith Richards, marié à une Française, et en plus les enfants l'adorent. Je crois que tous ses rôles pour Burton m'ont marquée. Il interprète comme personne les héros décalés, qu'ils soient torturés, travestis ou névrosés ». Sibilla

"Une icône, un mythe, un sex symbol... Bouleversant dans Edward aux mains d'argent (son meilleur rôle) drôlissime dans Charlie et la chocolaterie, effrayant dans Sleepy Hollow, émouvant dans Nerverland, mythique dans les deux premiers Pirates des Caraïbes. Et peut-être étonnant dans le prochain Swenney Tood. Bref, un acteur aux multiples visages" MG

                                                                                                                                                                                                                                                                    Edward Norton. 01. Edward Norton (54 points / 8 citations)

Rôle emblématique : Jack (cité par 4 votants), dans Fight Club.

« Il est très bon dans un registre dramatique. Il faut absolument voir American History X et le méconnu mais néanmoins excellent La 25ème heure de Spike Lee » Alastor

«  Je le trouve toujours excellent, contrairement à certains films dans lesquels il a joué. Que ce soit dans Larry Flint ou Dragon Rouge, Edward Norton domine, envahit l'écran, sans jamais en faire trop ». Sibilla

«  Il me fait beaucoup penser à Sean Penn. Il est un des plus talentueux de sa génération». Snifff

« Pas star, pas glamour, pas people, un véritable acteur ! Troublant dans American History X, il réussit à voler la vedette à Brad Pitt dans Fight Club et à éblouir l'écran dans La 25ème heure. Un grand ! » pierreAfeu



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